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Genouillères et orthèses
Quelle est la différence entre les genouillères et les orthèses ?
Les aides orthopédiques peuvent contribuer à soulager les douleurs qui surviennent à la suite de sollicitations excessives, de blessures et d’opérations, ainsi qu’avec l’âge. Elles peuvent être utilisées à court terme ou durablement et contribuent à retrouver ou à préserver sa mobilité. Leur champ d’action est vaste et comprend également la protection contre de nouvelles blessures. Mais tout le monde ne connaît pas cette possibilité ou n’y pense pas spontanément. Lorsque le médecin traitant recommande des aides orthopédiques ou délivre une ordonnance, peu de personnes savent à quoi elles ressemblent ou comment elles agissent.
Des aides qui passent souvent inaperçues

La raison est simple. Tant que l’on ne connaît personne qui porte des bandages ou des orthèses ou que l’on n’en a pas soi-même fait l’expérience, on remarque rarement ces aides en action – malgré les nombreuses occasions d’en voir portées au quotidien.
Une autre raison tient au fait que les aides orthopédiques apportent un soutien presque invisible, car elles sont souvent dissimulées sous les vêtements. Elles se portent sur le corps, mais sont conçues ou confectionnées de manière à s’adapter parfaitement et à ne faire qu’un avec lui.
Les bandages et les orthèses agissent directement sur le corps
Les bandages et les orthèses enveloppent les articulations et des parties entières du corps ou sont étroitement ajustés à celles-ci. Ils peuvent ainsi exercer leur effet stabilisateur – soit par compression, c’est-à-dire par une légère pression exercée sur une zone déterminée, soit grâce à des éléments rigides qui limitent les mouvements pour protéger la zone concernée. Certains bandages et certaines orthèses combinent également ces deux principes. Il est parfois possible de retirer ou d’ajouter certains éléments afin d’adapter le degré de stabilisation au cours du traitement.
Comment agit un bandage ?

Si l’on compare les bandages et les orthèses, les bandages sont conçus de manière plus flexible et offrent généralement une plus grande liberté de mouvement. Ils sont toujours composés d’un tricot de compression élastique qui s’adapte à la forme du corps et permet de bouger. Ils déploient alors pleinement leur effet stabilisateur en améliorant la proprioception et en activant la musculature environnante.
Lors des mouvements, la contraction et le relâchement des muscles contre la résistance du tricot génèrent une pression alternée qui masse les tissus mous. Des pelotes intégrées (éléments fonctionnels de forme spécifique) protègent les structures osseuses telles que la rotule ou les malléoles interne et externe de la cheville contre les pics de pression. Fabriquées dans un matériau souple, elles se déforment lors des mouvements et massent également les tissus mous. Ce massage soulage les douleurs et stimule le métabolisme sur une large zone. Les gonflements peuvent ainsi diminuer plus rapidement.
Parallèlement, dans toute la zone couverte par le bandage, les cellules sensorielles situées à la surface de la peau, dans les tissus mous et dans les muscles sont stimulées. Cette perception accrue des stimuli active les processus sensorimoteurs et contribue à stabiliser l’articulation ou la partie du corps concernée pendant les mouvements.
Comment agit une orthèse ?

Les orthèses sont souvent de conception complexe et sont fabriquées à partir de matériaux plus rigides. C’est pourquoi elles sont généralement adaptées au corps par des techniciens orthopédistes. Lorsqu’elles comportent des parties en tricot, celles-ci sont souvent plus fermes que celles des bandages et parfois même non élastiques. Grâce à leur conception mécanique, elles peuvent assurer un maintien très stable autour de l’articulation ou de la partie du corps concernée. Cela permet de soulager la zone, d’atténuer les douleurs et de protéger contre les mouvements inappropriés.
Par rapport aux bandages, les orthèses limitent davantage la liberté de mouvement au profit d’une grande stabilité, pouvant aller jusqu’à l’immobilisation. Elles remplissent souvent des fonctions correctrices et peuvent être réglées de manière à contrôler les mouvements et à les limiter jusqu’à un certain degré.
Elles peuvent empêcher les articulations de « dévier » lors des mouvements en les guidant de manière sûre à l’aide de sangles, d’attelles ou de tiges. De même, les orthèses peuvent orienter la posture d’une partie du corps, comme la colonne lombaire, dans une direction déterminée afin de la soulager ou de la soutenir.